Equipement



Cette page fait l'inventaire des principaux matériels que j'utilise pour l'astrophotographie.

Monture & Optiques


Je possède une monture ORION Sirius EQ-G qui permet de faire de l'astrophotographie dans de bonnes conditions pour des charges utiles < 10 Kg environ moyennant l'utilisation d'un autoguidage pour réaliser un suivi précis car les jeux mécaniques sont trop importants.

J'ai cependant fait procéder à un remplacement des engrenages d'origine par un jeu de poulies / courroies (kit Rowan) qui permet d'enlever des hautes fréquences sur l'erreur périodique et améliore ainsi un peu la qualité de l'autoguidage (lissage de l'erreur périodique).

J'ai également inséré une allonge colonne de 40 cm pour pouvoir observer les objets bas sur l'horizon en passant par dessus ma haie et certains obstacles environnants.














Pour les photos des petits objets (amas globulaires, galaxies et nébuleuses planétaires essentiellement), j'utilise un télescope Newton de marque ORION 203/1000 (F/D=4,9) pour lequel j'ai remplacé le porte-oculaire d'origine par un plus robuste pour pouvoir supporter la charge cumulée du capteur, de la roue à filtres et du correcteur de champ. Il est également plus court afin d'avoir le point de focal pour mon capteur et une mise au point manuelle plus précise (démultiplication x10).












































Afin d'avoir une mise au point fine et précise, j'ai ajouté un moteur pas à pas de mise au point qui permet le réglage à distance en se basant sur les aigrettes d'une étoile brillante.

Pour ne pas ajouter du poids au télescope déjà limite pour l'astrophoto en évitant l'ajout d'une lunette pour l'autoguidage, j'ai ajouté un diviseur optique ou "guideur hors axe" associé à une mini caméra qui a le mérite d'être très léger et peu encombrant pour le tirage.

La charge utile insérée dans le porte-occulaire étant relativement lourde, une flexion de l'axe optique est inévitable et j'ai donc dû ajouter une bague de tilt qui, une fois réglé pour un suivi vers l'Ouest, permet d'obtenir des étoiles non déformées.






















Pour les photos "grand champ" (grandes nébuleuses essentiellement) et le Soleil, j'utilise une lunette 600/80 mm (F/D=7,5) en doublet apochromatique de marque Sky Watcher (modèle 80ED black diamond) qui offre un bon piqué pour un très bon rapport qualité / prix.




























J'y ai monté en parallèle une lunette guide 400/80 mm pour l'autoguidage qui a le mérite d'être légère et dont le champ n'est pas trop petit pour pouvoir trouver plus facilement les étoiles guide.
























Pour les photos en itinérant, j'utilise une monture de voyage "Star Adventurer Mini" de marque Sky Watcher qui se fixe sur un trépied photo et qui permet un suivi sidéral sur l'axe d'Ascension Droite d'une charge max de 3 kg (idéal pour un APN + objectif).

Les avantages de cette monture résident essentiellement dans la possibilité de pouvoir effectuer la mise en station à l'aide d'un viseur polaire éclairé et de la commander en WiFi direct depuis son smartphone.

Elle permet également de commander les déclanchements des poses via une prise dédiée vers l'APN. De plus, une rotation du plan horizontal est prévu pour la réalisation de timelaps.
















Pour les photos "très grand champ" (Voie Lactée essentiellement), j'utilise un objectif Samyang de 14 mm (F/D=2,8) qui offre une bonne qualité. Cet objectif ne possédant pas de mode autofocus, il a par conséquent le grand mérite de pouvoir se monter par dessus un filtre "EOS CLIP" car la longueur du système d'emboitement est faible.















Pour l'observation visuelle "grand champ", je possède une paire de jumelles 15x70 mm montées sur trépied photo qui permet de voir en "3D".














Capteurs








Pour photographier les objets du ciel profond, j'utilise un reflex numérique de marque Canon (modèle 450D) que j'ai fait refiltré par un autre moins restrictif (filtre Astrodon installé par la société "EOS for Astro") afin de mieux voir les nébuleuses qui émettent dans la raie d'hydrogène (rouge). Ce capteur qui possède une matrice de Bayer pour la couleur est moins sensible qu'un capteur noir & blanc mais est beaucoup plus facile à mettre en œuvre lorsque l'on débute (pas de roue à filtres, pas de refroidissement et surtout beaucoup moins cher que les caméras astronomiques)











Afin de gagner en sensibilité surtout pour les images prises avec les filtres à bandes étroites, j'ai opté pour la caméra monochrome ASI 1600 MM Pro de marque ZWO à grand capteur et refroidie (-45 °C max) pour limiter le bruit. J'ai ajouté le kit "anti-buée" qui est une petite résistance chauffante qui se fixe en haut du capteur et qui évite la condensation liée à la température très froide du capteur et la vitre de protection qui est à température ambiante.

Cette caméra qui utilise la connexion USB3 permet également de faire du planétaire gràce à son haut débit.










Pour capturer les planètes et en complément des caméras monochromes ASI1600MMPro et ASI174MM, j'utilise une caméra couleur également de marque ZWO modèle ASI290MC qui donne de bonnes images à une fréquence très élevée (jusqu'à 170 fps) avec possibilité d'autoguider (port ST4)















Pour l'autoguidage, j'utilise une caméra monochrome très légère de marque ZWO modèle ASI174MM mini et qui est très sensible pour mon diviseur optique. Elle permet également de faire du binning x2 pour les étoiles très faibles en 16 bits. Cette caméra peut également servir pour la capture des planètes et de la Lune en monochrome car elle sera plus sensible qu'une caméra couleur

J'utilise également une caméra monochrome de marque iNova (modèle PL1-M) qui fait très bien le travail à moindre coût pour ma lunette associée à mon Reflex Canon et qui permet de faire du binning x2 pour les étoiles très faibles.












Correcteurs






Pour améliorer les défauts des optiques, j'utilise les 2 correcteurs de champs suivants :

Un correcteur de coma de marque Baader (modèle MPCC) pour le télescope Newton au diamètre 51 mm.

Un correcteur / réducteur de champ plat de marque Televue (modèle TV-85) pour la lunette 80ED au diamètre 51 mm qui permet d'imager des objets plus grand grâce au réducteur de focale de 0,8x.













Pour le planétaire, et afin de minimiser les effets de dispertion chromatique (comme un prisme) liés à l'atmosphère, j'utilise un correcteur "ADC" Pierro-Astro modèle MK3 qui permet de régler facilement l'angle de correction ainsi que la puissance.













Filtres







En ce qui concerne les filtres, on retrouve les 4 filtres interférentiels LRGB (de marque Astronomik) qui permettent de créer des images composites en couleur à partir d'un capteur monochrome.

La pollution lumineuse de mon site d'acquisition étant forte, je préfère utiliser le filtre CLS au lieu du filtre Luminance car il permet de la filtrer un peu sur les longues poses.









Afin de pouvoir créer des images en fausses couleurs dite "Hubble", on y trouve les 3 filtres à bande étroite H-Alpha, OIII et SII en 6 Nm (de marque Astronomik également) qui permettent de créer des images composites "SHO".

Les filtres à bande étroite H-alpha, OIII et SII permettent de ne récupérer que les raies d'émission dans les bandes spectrales correspondant à l'hydrogène alpha, l'oxygène 3 et le sodium 2 ainsi que pour couper les raies correspondantes à la pollution lumineuse (mercure, sodium, ...)



Ces 8 filtres ont volontairement été achetés chez le même fabriquant avec le même diamètre en 31,75 mm vissé afin qu'ils soient parafocaux entre eux, c'est à dire que l'épaisseur des filtres est la même pour tous et que le focus réalisé avec un filtre sera conservé avec les autres.








Tous ces filtres sont logés dans une roue à filtres motorisée 8 positions de marque ZWO qui se connecte directement au Hub USB2 de la caméra ASI 1600MM Pro. Cette roue à filtre a le mérite d'avoir une largeur très faible de façon à ce que le filtre soit au plus près de la caméra pour diminuer le vignetage.











Pour le Réflex, j'utilise aussi 3 filtres "SHO" de type "EOS CLIPS" (de marque Astronomik) respectivement nommés "H-Alpha CCD", "OIII CCD", "SII CCD" en 12 Nm qui se clipsent directement au niveau de l'ouverture du Reflex.

Pour diminuer la pollution lumineuse des longues poses, j'utilise le filtre "CLS CCD" (le filtre "CLS" est a préconisé par rapport au filtre équivalent "UHC" car il est moins restritif et permet un rendu des couleurs plus juste)

Dans le cas de captures sans filtres avec le Reflex, j'ai également un filtre neutre qui permet d'éviter au capteur de récupérer toutes les poussières durant les longues poses.









Pour l'observation solaire, j'utilise un filtre Baader Astrosolar monté dans un cache adapté à la lunette 80ED.


Enfin, pour le visuel, j'ai en ma possession un filtre lunaire et un filtre anti-pollution lumineuse UHC en diamètre 31mm qui se vissent directement sur l'occulaire.
















Mise au point









Ce focuser de chez ZWO, associé à une application dédiée, permet d'avoir un focus fixe toute la nuit grâce à un contrôle automatique prenant en compte la variation de température de l'air et la luminosité d'une étoile choisie (FWHM).

Il est utile pour le contrôle à distance de la station.













Occulaires & Lentilles de Barlow









Pour l'observation visuelle, je possède 5 oculaires en 28, 26, 12, 8 et 6 mm dont un modèle Hyperion de chez Baader en 8mm avec un confort visuel de 68° de champ et un modèle Sky Watcher de 28mm au diamètre 51mm.
















Pour augmenter la focale pour le planétaire, je possède 3 lentilles de Barlow : un modèle standard en 2x, une lentille de marque APM en 3x de bonne facture et un très bon modèle de chez Televue en 5x (la Barlow 3x est spécifique au télescope Newton car la lentille corrige directement la coma)
















Divers










Afin d'éviter l'usage d'une lunette guide qui alourdirait le poids de l'ensemble déjà aux limites, j'utilise un diviseur optique ou "guideur hors axe" qui permet de renvoyer via un prisme un peu du champ non couvert par la caméra imageur vers une petite caméra de guidage.

Ce diviseur est très mince ce qui permet de ne pas trop allonger le tirage et sa légèreté associée à la mini caméra ASI174MM n'ajoute presque pas de poids supplémentaire.


















La charge utile insérée dans le porte-occulaire étant relativement lourde, une flexion de l'axe optique est inévitable et j'ai donc dû ajouter une bague de tilt qui, une fois réglé pour un suivi vers l'Ouest, permet d'obtenir des étoiles non déformées.












Indispensable pour avoir une collimation précise du télescope Newton, j'utilise le système CATSEYE en 2" qui donne des résultats remarquables :

   1 - Centrage du mirroir secondaire dans le porte-oculaire à l'aide du tube "TELETUBE" ajusté au rapport F/D du télescope

   2 - Réglage du mirroir secondaire à l'aide de l'oculaire "INFINITY"

   3 - Réglage du mirroir primaire à l'aide de l'oculaire "BLACKCAT"

   3 - Itération des points 2 et 3 jusqu'à ce que la collimation soit impécable































En complément du système CATSEYE, j'utilise un laser de collimation de marque HOTECH qui permet un bon centrage dans le porte occulaire mais qui reste moins précis que le système CATSEYE car le laser ne sera jamais parfaitement centré dans le porte-occulaire et lui-même pas réglé précisément par rapport à son support.

Lors des réglages en intérieur du télescope, j'utilise une étoile artificielle de la société Pierro-Astro (Modèle avec spot vert en 9um et intensité variable)







Au niveau de la connectique, j'ai un cable d'interface USB / RJ45 pour pouvoir connecter le PC directement au port de commande de la monture.

Dans les divers matériels annexes, j'utilise régulièrement des masques de Bahtinov qui permettent de réaliser des mises au point très précises sur des étoiles brillantes.

Très confortable pour réaliser des flats et n'étant pas très bricoleur, j'ai directement acheté un panneau luminescent dédié avec un diamètre max de 250 mm qui est bien pratique à mettre en oeuvre.

Pour éviter que la rosée ne viennent gâcher la séance de poses, il faut impérativement accrocher aux lunettes des résistances chauffantes. Comme il m'est arrivé d'avoir de la gelée blanche à l'intérieur du tube Newton (les 2 mirroirs !) durant des nuits d'hiver très froides, je dispose également 2 résistances chauffantes au niveau des mirroirs primaire et secondaire du télescope.




Haut de la page

A propos de ce site

Le but de ce site est de partager des photos, des techniques, des matériels avec mon retour d'expérience ainsi que celui d'autres astronomes amateurs.

Version 4.05



 

Contact